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TDAH ou Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité

Le terme de trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ou TDAH est apparu en France pour la première fois en 1994. Cela a permis de mettre un nom sur ce trouble impactant la vie quotidienne et scolaire des enfants touchés et de leur entourage. En effet, les parents, ainsi que les frères et sœurs, dans certaines mesures, peuvent être, eux aussi, concernés par les manifestations de ce trouble. Il est donc important de savoir ce qu’est réellement le TDAH. Savoir comment il se manifeste, mais surtout de quelles manières il est possible d’y faire face et de le prendre en charge.


Les intervenants SCOL’AVENIR situés à Metz, Thionville et environs, s’adaptent à chacun des élèves et leurs spécificités tant en cours particuliers à domicile qu’en cours collectifs.


Comment définir le TDAH
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité est diagnostiqué par les spécialistes en moyenne entre 9 et 10 ans

Tout d’abord, il est nécessaire de préciser que le trouble du comportement avec ou sans hyperactivité n’est pas une maladie.


Il n’est pas la marque d’un manque d’intelligence ou d’une absence de volonté de travailler. Il n’est pas lié, non plus, à un problème psychologique ou à un besoin affectif non comblé comme cela a pu être parfois avancé.


En réalité, c’est un trouble neurodéveloppemental, un syndrome, en grande partie héréditaire. Il est présent chez 4 à 5 % des enfants et qui persiste pour moitié chez l’adulte. Il touche autant les garçons que les filles, même si chez elles les symptômes sont moins visibles.


En moyenne, un TDAH peut être diagnostiqué par un spécialiste autour de 9 ou 10 ans et se manifeste par trois symptômes principaux, plus ou moins prononcés :

· le déficit de l’attention est le plus marquant et touche 47 % des enfants concernés

· l’hyperactivité est identifiée dans 36% des cas

· l’impulsivité, elle, est également présente dans 36% des cas


Il est à noter que les trois symptômes ne sont présents simultanément que dans 17% des cas.


Un trouble contraignant


Concrètement, les enfants touchés par un TDAH ont les plus grandes peines à maintenir leur attention et à terminer une tâche, les oublis sont nombreux. Ils peuvent également éprouver le plus grand mal à rester en place, l’hyperactivité motrice se manifestant par une agitation continue. Enfin, une certaine impulsivité peut exister avec des difficultés à attendre son tour, et une tendance à interrompre les activités des autres.


Dans la majorité de cas, les enfants TDAH ne manifestent que certains aspects du trouble. C’est le trouble de l’attention qui est le plus présent, avec un fort déficit de la concentration et une lenteur dans l’exécution des tâches. Quelques enfants peuvent aussi se montrer intolérants à la frustration avec le plus grand mal à respecter les règles. Ce qui génère parfois des interactions conflictuelles.


Tous ces éléments peuvent avoir des répercussions sur le travail scolaire, les apprentissages et la vie quotidienne, c’est pourquoi un dépistage précoce est essentiel.


Dépister et diagnostiquer le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

Le milieu familial et scolaire a un rôle important dans la détection


Le TDAH concerne autant les garçons que les filles

Le TDAH est difficile à repérer.

L’entourage familial, le personnel scolaire ainsi que le médecin de famille jouent un rôle précurseur dans sa détection. A l’école, les signes qui peuvent alerter sont multiples et variés. Un enfant TDAH peut être rêveur avec un gros manque de concentration ; il peut également être très agité et avoir du mal à être autonome et organisé.

Des difficultés à mémoriser à court terme, ainsi qu’une irrégularité des résultats sont aussi des signes à prendre en compte.


Une fois certains signaux détectés, le médecin de premier recours est le plus à même à poser un pré-diagnostic. A cette fin, il va se baser sur plusieurs éléments tels que : l’existence d’endormissements difficiles, les difficultés relationnelles (établir des liens d’amitié se montre compliqué), les éventuels conflits fréquents avec les parents, une faible estime de soi…


Tous ces troubles doivent être présents depuis plus de 6 mois, montrer un caractère persistant, être fréquents et se manifester dans plusieurs contextes de vie pour qu’un TDAH soit envisagé. Le médecin demandera alors l’intervention d’un médecin spécialiste du TDAH seul capable de poser un diagnostic.


La détection d’un TDAH est compliquée


En effet, la détection d’un TDAH est complexe.


Le manque de concentration, l’agitation ou l’hyperactivité peuvent être des traits de caractère, ou les signes d’un mal-être momentané. Tout enfant peut connaître des périodes où il va être plus actif, irritable ou en conflit avec ses parents. De plus, des problèmes de vision ou d’audition peuvent passer pour de l’inattention et un manque de concentration.


Toutes ces raisons expliquent la complexité du diagnostic, et la nécessité d’un entretien clinique pour le confirmer et éviter un sur-diagnostic. Ce n’est que lorsque les manifestations d’un TDAH sont handicapantes pour un enfant, avec de fortes répercutions dans les apprentissages et les relations sociales, qu’il faut envisager une prise en charge. Cela doit se faire seulement s’il y a souffrance chez l’enfant.


Une détection précoce est donc primordiale pour mettre en place une prise charge adaptée. Celle-ci permet de limiter et d’atténuer les conséquences d’un TDAH. Il s’agit d’éviter une éventuelle perte de confiance ou des difficultés scolaires pouvant conduire à un échec scolaire, mais aussi de prévenir l’apparition de troubles oppositionnels parfois liés.


Comment prendre en charge un TDAH

La prise en charge d’un enfant souffrant de TDAH, qui implique tout autant l’enfant que sa famille, doit s’envisager de manière globale et suivie. Cette prise en charge doit également être proportionnelle à l’importance des manifestations du TDAH. Dans cette perspective, les mesures non médicamenteuses de plusieurs types, sont essentielles.


Sur le plan psychologique, plusieurs approches complémentaires sont possibles. Tout d’abord une thérapie cognitivo-comportementale aide l’enfant à améliorer son attention et à mieux contrôler son impulsivité. Elle peut être associée à un programme de renforcement des compétences familiales.

Ce qui permet aux parents de mieux gérer les symptômes de leur enfant. Parallèlement, la participation à des groupes d’affirmation de soi peut aider l’enfant à améliorer ses relations sociales.


L’école joue, elle aussi, un rôle primordial dans la prise en charge, par les aménagements adaptés qui peuvent être envisagés. Ceux-ci sont d’ordre éducatif, il s’agit de donner des missions à l’enfant pour le valoriser ; mais aussi pédagogique en privilégiant les consignes courtes et en proposant un exercice à la fois.

Pour ces raisons, il est important que les parents préviennent l’équipe enseignante de la spécificité des troubles de leur enfant, afin de préparer au mieux son arrivée et son intégration.


Plusieurs dispositifs peuvent alors être mis en place après discussion avec l’établissement scolaire. Le PPRE, le projet personnel de réussite éducative, décrit les aménagements organisés par l’équipe pédagogique. Si les difficultés scolaires sont durables ; le PAP, plan d’accompagnement personnalisé, détermine les aménagements pouvant être prévus pour faciliter la scolarité.

Enfin le PPS, le projet personnalisé de scolarisation, est envisagé si les difficultés rencontrées sont lourdes : il fixe les grands objectifs et organise la scolarité des enfants et adolescents, après reconnaissance d’une situation de handicap par la Maison départementale des personnes handicapées ( MDPH ).


Aider son enfant au mieux dans le cadre familial
L’hyperactivité représente 36% des enfants TDAH

Au quotidien, la vie avec un enfant souffrant d’un TDAH n’est pas toujours évidente, c’est pourquoi il est primordial de préserver la qualité de la relation parents/enfant.

En effet, les interactions négatives et les conflits peuvent être fréquents. Le caractère revendicatif et exigeant de certains enfants TDAH les pousse fréquemment à vouloir avoir le dernier mot.


En retour, les parents peuvent se montrer plus coercitifs et directifs, donnant ainsi l’impression d’être toujours dans la punition. De là, peut alors naître un sentiment de frustration réciproque, qui altère la qualité des échanges et réduit les instants de plaisir entre parents et enfants. Les reproches sont nombreux, les bons moments en famille se font alors rares. En outre, le stress des parents peut avoir un impact négatif sur le développement émotionnel de leur enfant.


Afin de ne pas tomber dans ces travers, adopter une attitude compréhensive est la meilleure solution. Tout en étant ferme, certains débordements peuvent être tolérés avec bienveillance. En cas de manque de respect, il faut clairement expliquer à son enfant pourquoi cette attitude n’est pas acceptable . En cas de manque de respect, il faut clairement expliquer à son enfant pourquoi cette attitude n’est pas tolérable. Mais sa bonne conduite, elle, doit être encouragée et félicitée.


Au quotidien, lui confier des responsabilités augmentera sa confiance en lui, et favorisera les moments de partage et de complicité. Il faut adopter une attitude positive en l’encourageant à mener à bien les activités dans lesquelles il s’engage.


Comment aider son enfant souffrant de TDAH


Pour préserver la qualité de la relation, l’écoute et le réconfort sont donc essentiels. Il est important, pour un enfant TDAH d’entendre que ses parents sont fiers de lui. Il est aussi important de savoir partager des activités simples, source de plaisir et de complicité entre parents et enfants.


Au niveau du soutien scolaire, les intervenants SCOL’AVENIR, tant en cours particuliers à domicile qu’en cours collectifs en agence, s’adaptent à chacun des élèves souffrant d’un TDAH et leurs spécificités : exercices avec des énoncés modifiés, fiches et cartes mentales, explications différenciées des notions…La confiance et la valorisation sont essentielles !