Devenir médecin est un projet ambitieux et exigeant qui se prépare dès le lycée. Avec la réforme des études de santé et la disparition de la PACES, les voies d’accès ont changé, mais une constante demeure : le choix des spécialités en première et en terminale est déterminant pour réussir en PASS ou en LAS. Scol’avenir fait le point pour vous.
Étude de médecines en France : le lycée pour optimiser ses chances de réussite
La réforme du baccalauréat de 2019 a profondément modifié l’organisation des matières au lycée. Les anciennes filières ont disparu au profit d’un système de spécialités. Pour les élèves, c’est davantage de liberté mais parallèlement une responsabilité accrue dans les choix d’orientation. Pour un élève qui souhaite s’engager dans des études de médecine en France, ces choix sont fondamentaux.
En effet, la première année de médecine porte sur un volume de connaissances considérable et sur des disciplines scientifiques exigeantes. Au cœur des enseignements, on retrouve :
- la biologie cellulaire ;
- la biochimie ;
- la chimie organique ;
- la physique ;
- les statistiques ;
- la physiologie.
Une mauvaise préparation, et l’élève peut rapidement se retrouver confronté à des difficultés importantes. À l’inverse, s’il bénéficie d’une formation solide acquise au lycée, il abordera sa première année avec plus de sérénité et comprendra plus rapidement les notions nouvelles. Il est donc crucial de bien choisir ses spécialités au lycée pour construire un parcours cohérent en vue de ses études de médecine en France.
Le bac général est le plus adapté pour optimiser ses chances de réussite. Les bacheliers des filières technologiques (ST2S ou STL) ne représentent qu’une très faible proportion parmi les futurs médecins.
Les mathématiques : une nécessité pour le raisonnement médical
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la médecine n’est pas uniquement une science du vivant. Elle s’appuie sur des outils mathématiques tels que les statistiques médicales, l’épidémiologie, l’interprétation de résultats cliniques ou encore la modélisation des phénomènes biologiques. Autant d’outils qui exigent une solide capacité de raisonnement quantitatif. Il est donc fortement recommandé de choisir la spécialité mathématiques dès la première et de la conserver éventuellement en terminale.
Pour les profils les plus solides, l’option « mathématiques expertes » peut être un atout supplémentaire. Elle renforce en effet les capacités de raisonnement et de rigueur scientifique. Pour les élèves qui conservent en terminale les spécialités physique-chimie et SVT et qui abandonnent la spécialité mathématiques en fin de 1ʳᵉ, il est primordial de poursuivre l’enseignement des mathématiques avec l’option « maths complémentaires ».
Il faut savoir qu’en première année d’études de médecine en France, les unités d’enseignement de biostatistiques occupent une place importante et constituent souvent une source majeure de sélection. Les étudiants qui disposent déjà d’un bon niveau en mathématiques possèdent alors un avantage important, tant en compréhension qu’en rapidité d’exécution.
La physique-chimie : spécialité incontournable pour des études de médecine en France

Parmi toutes les spécialités, la physique-chimie est absolument centrale dans la préparation aux études de médecine en France. Elle constitue la base de disciplines fondamentales telles que la biochimie, la chimie organique, la pharmacologie ou encore l’imagerie médicale.
Certaines notions de physique-chimie sont alors essentielles, comme :
- les mécanismes des réactions enzymatiques ;
- la compréhension des médicaments ;
- l’étude des échanges ioniques ;
- le fonctionnement des appareils de radiologie.
En première année, ces matières sont souvent réputées pour leur difficulté et leur caractère sélectif.
Ne pas avoir suivi la spécialité physique-chimie jusqu’en terminale peut alors être un frein au succès en 1ʳᵉ année de médecine. C’est une spécialité considérée comme étant indispensable par la grande majorité des facultés de santé et qui représente l’un des piliers de la réussite future.
Les SVT : une immersion précoce dans les sciences du vivant
Les SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) offrent une première immersion dans les grands thèmes qui structurent la médecine. Les notions fondamentales qui seront approfondies à l’université sont :
- la biologie cellulaire ;
- la génétique ;
- la physiologie humaine ;
- l’immunologie.
Une spécialité qui permet ainsi d’acquérir une véritable culture biologique et de développer une compréhension fine du fonctionnement du corps humain. Elle est particulièrement intéressante pour les élèves qui se destinent aux disciplines médicales les plus cliniques.
Même si elle n’est pas toujours formellement obligatoire, la SVT est très vivement conseillée pour les études de médecine en France. Cette spécialité de lycée facilite l’entrée dans les enseignements de première année. Elle contribue en outre à renforcer la cohérence du projet médical.
Les lycées généraux de Metz et de Thionville proposent, pour grand nombre d’entre eux, les spécialités mathématiques, physique-chimie et SVT.
Quel parcours choisir en première et terminale ?
Le choix des spécialités en première et terminale est primordial pour construire un parcours cohérent. En première d’abord, le choix simultané des mathématiques, de la physique-chimie et de la SVT constitue une combinaison sécurisante. Cet arbitrage permet de couvrir l’ensemble des bases scientifiques nécessaires.
En terminale, les lycéens doivent conserver deux spécialités. Plusieurs choix sont donc envisageables. L’association physique-chimie et SVT est un excellent choix en complément de l’option maths complémentaire. La combinaison mathématiques et physique-chimie est aussi très appréciée. En revanche, renoncer à la physique-chimie en terminale expose à des lacunes importantes difficilement rattrapables.
L’une des erreurs les plus fréquentes de certains lycéens est de sous-estimer l’importance de la formation acquise au lycée. Certains élèves, pourtant motivés par les études de médecine, choisissent des spécialités insuffisamment scientifiques ou abandonnent trop tôt des disciplines fondamentales. Renoncer à la spécialité physique-chimie ou négliger les mathématiques est un handicap majeur difficilement compensable. La réussite future commence par un choix réfléchi des spécialités, aligné sur les exigences réelles des études médicales en France.
PASS et LAS : les principales portes d’entrée des études de médecine en France
Depuis la réforme des études de santé en 2020, l’accès aux filières médicales s’est particulièrement transformé. La disparition de la PACES a laissé place à de nouveaux parcours, censés diversifier les profils et limiter l’échec massif de la première année.
Aujourd’hui, deux voies principales permettent d’accéder aux études de médecine et aux autres filières de santé : le Parcours Accès Santé Spécifique (PASS) et la Licence avec option Accès Santé (LAS). Il est opportun que les lycéens connaissent leur fonctionnement, leurs différences et les débouchés pour construire un projet cohérent et réaliste.
La sélection en PASS et en LAS repose en grande partie sur des QCM très techniques et sur un classement strict. Seuls les mieux classés peuvent accéder à la deuxième année de médecine ou aux autres filières de santé. La réussite dépend donc de la capacité à se situer parmi les meilleurs d’une promotion particulièrement compétitive.
Le PASS : Parcours Accès Santé Spécifique

Le Parcours Accès Santé Spécifique est conçu comme une première année très largement consacrée aux sciences médicales. L’étudiant s’inscrit dans une formation universitaire centrée sur la santé, à laquelle s’ajoute une discipline mineure choisie parmi les licences proposées par l’université. Le cœur de l’année porte sur des enseignements tels que :
- la biologie cellulaire ;
- la biochimie ;
- l’anatomie ;
- la physiologie ;
- la biophysique ;
- la chimie ;
- les statistiques.
La charge de travail est considérable et le rythme particulièrement soutenu. L’étudiant est immergé dès le début dans l’univers médical.
À l’issue de cette première année, les mieux classés peuvent accéder à la deuxième année de plusieurs branches médicales :
- la médecine ;
- la pharmacie ;
- l’odontologie :
- la maïeutique ;
- ou la kinésithérapie.
Les étudiants non admis mais ayant validé leur année peuvent se réorienter en 2ᵉ année de licence correspondant à leur discipline mineure.
Le PASS, c’est une voie exigeante, particulièrement adaptée aux élèves très motivés, disposant d’un excellent niveau scientifique et prêts à s’investir pleinement dans une année intense et sélective.
La LAS : Licence avec option Accès Santé
La Licence avec option Accès Santé repose sur une logique différente. L’étudiant s’inscrit d’abord dans une licence classique, par exemple en biologie, en chimie, en mathématiques, en droit, en psychologie ou en sciences humaines, à laquelle il ajoute une option santé. Le programme principal correspond à celui de la licence choisie, tandis que l’option santé apporte des enseignements fondamentaux en sciences médicales. Cette organisation permet de construire un double projet : un projet médical et un projet disciplinaire alternatif.
L’accès aux filières de santé se fait généralement à l’issue de la première, de la deuxième ou de la troisième année de licence, selon les universités. Les meilleurs étudiants sont sélectionnés sur la base de leurs résultats académiques et, dans certains cas, d’épreuves orales.
La LAS, c’est une voie plus progressive, mieux sécurisée en cas d’échec et qui permet de diversifier les profils. Elle est particulièrement adaptée aux étudiants qui souhaitent conserver une porte de sortie solide tout en visant les études médicales.
PASS ou LAS : que choisir comme études de médecine en France ?
Dans les deux cas, la sélection est sévère et porte sur le classement. Le choix entre l’un ou l’autre dépend avant tout de :
- le profil de l’étudiant ;
- son niveau scientifique ;
- sa maturité ;
- sa capacité à gérer la pression.
Le PASS se caractérise par une immersion totale dans les sciences de la santé et par une sélection très rapide. Il convient aux profils très sûrs de leur choix et prêts à affronter une concurrence intense dès la première année.
La LAS, quant à elle, propose une approche plus progressive. Elle permet d’acquérir une formation disciplinaire complète tout en préparant l’accès aux études de santé. Cette voie réduit le risque d’échec définitif et favorise des parcours plus diversifiés.
En Lorraine, les sites de Nancy (Brabois) et Metz (Bridoux) proposent la formation PASS et de multiples licences LAS. L’université de Lorraine propose en effet depuis 2011 aux bacheliers mosellans d’étudier la médecine après le bac à Metz, alors que seule Nancy proposait cette formation jusqu’alors. Ce développement des études médicales en Moselle est porté par le CHR de Metz-Thionville (2 000 lits, plus de 6 000 agents dont 500 médecins).
Quelle que soit la filière choisie, la sélection est exigeante et impose un engagement fort. Le choix réfléchi des spécialités, en particulier des mathématiques, de la physique-chimie et de la SVT, constitue la première pierre de cet édifice. Après le baccalauréat, la compréhension des mécanismes de sélection permet de renforcer ses chances de succès. La médecine est un parcours exigeant, mais accessible à ceux qui s’y préparent avec rigueur, lucidité et persévérance. La réussite dans les études de médecine en France s’inscrit donc dans une trajectoire longue et cohérente, qui commence dès le lycée.
Scol’Avenir accompagne les lycéens dans cette voie. Mathématiques, physique/chimie, SVT, nos cours particuliers ou collectifs sont un plus pour renforcer les compétences et optimiser ses chances de réussir ses études de médecine en France.