Les figures de style pour bien analyser un texte littéraire

Les figures de style sont des outils, des procédés littéraires, qui enrichissent un texte. Elles permettent aux écrivains de donner plus de force, plus d’expressivité à leurs idées en les retranscrivant de manière imagée.

Les figures de style sont des outils, des procédés littéraires, qui enrichissent un texte. Elles permettent aux écrivains de donner plus de force, plus d’expressivité à leurs idées en les retranscrivant de manière imagée.

Pour mener à bien une bonne analyse littéraire, il donc est important de savoir repérer les figures de style, mais il est encore plus important de pouvoir les interpréter en expliquant ce qu’elles apportent au texte.

Vous trouverez ici une liste, non exhaustive, des principales figures de style à maîtriser, en classes de seconde et première, afin d’aborder avec confiance les épreuves du bac de français.

LES FIGURES D’OPPOSITION

• L’antithèse

L’antithèse est une figure de style qui crée un contraste en rapprochant deux éléments opposés mais dans la même phrase.

Exemple : A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire (P.Corneille)

• L’antiphrase

L’antiphrase consiste à dire l’inverse de ce que l’on pense en faisant comprendre qu’on ne le pense pas. C’est la principale figure de l’ironie, tout réside dans le ton. Le risque de contresens est important !!

– Exemple : Quel chef-d’œuvre ! Si cela est dit avec ironie, cela signifie que le résultat est assez médiocre.

• Le parallélisme

Le parallélisme consiste à reprendre la même construction syntaxique mais avec un vocabulaire différent. Le même type de mots se répète dans le même ordre.

– Exemple : Innocents dans un bagne, anges dans un enfer (V.Hugo)

• Le chiasme

Le chiasme dispose des propositions de même syntaxe mais de façon inversée, selon un schéma AB – BA.

– Exemple : Un roi chantait en bas, en haut mourait un Dieu (V.Hugo)

• Le paradoxe

Le paradoxe est un énoncé contradictoire qui va à l’encontre des évidences. Il cherche à interpeller à surprendre.

– Exemple : Les premiers seront les derniers

• L’oxymore

L’oxymore lie grammaticalement en les juxtaposant deux termes opposés.

– Exemple : Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque ( Voltaire )

LES FIGURES DE STYLE D’INSTANCE

• La répétition

La répétition reprend un même mot, ou groupe de mots, à plusieurs reprises dans une phrase ou dans un texte.

– Exemple : La terre était grise, le blé était gris, le ciel était gris (J.GIONO)

• La prétérition

La prétérition prétend ne pas dire quelque chose tout en le faisant.

– Exemples :

1) Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais…

2) Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler qu’il est nécessaire de posséder un permis pour la conduite d’un véhicule à moteur.

• l’anaphore

L’anaphore répète, en début de phrase ou de proposition, un même mot ou une même expression afin de renforcer un propos.

– Exemple :

Mon bras qu’avec respect toute l’Espagne admire, Mon bras qui tant de fois a sauvé cet empire, (P.Corneille)

LES FIGURES D’AMPLIFICATION

• L’hyperbole

L’hyperbole consiste à exagérer une idée pour la mettre en relief afin de marquer les esprits.

– Exemple :

Âgé de cent mille ans, j’aurais encor la force De t’attendre, ô demain pressenti par l’espoir. (R.Desnos )

• L’accumulation

L’accumulation énumère des termes de nature et de fonction identiques afin de créer un effet d’instance.

– Exemple : Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. (Voltaire)

• La gradation

La gradation accumule des termes d’intensité croissante ou décroissante. Elle crée un effet d’accentuation.

– Exemple :

C’est un roc!… c’est un pic!… c’est un cap! Que dis-je, c’est un cap?… C’est une péninsule ! (E.Rostand)

LES FIGURES D’ATTÉNUATION

• L’euphémisme

L’euphémisme est un procédé d’atténuation. Il adoucit une réalité en remplaçant un mot ou une expression par d’autres plus faibles. Car le but est d’atténuer la violence de la déclaration.

– Exemple :

Il nous a quitté : il est mort Un non voyant : un aveugle

• La litote

La litote consiste à en dire moins pour signifier plus. Elle repose sur le sens implicite de sa formulation.

– Exemple :

Il ne fait aucun doute : je suis certain, Je ne te hais point : je t’aime

• L’ellipse

L’ellipse omet volontairement des mots dans une phrase tout en conservant son sens car les mots importants sont conservés.

– Exemple :

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage. Heureux est celui qui comme Ulysse a fait un beau voyage. (J.Du Bellay)

LES FIGURES DE STYLE D’ANALOGIE

• La comparaison

La comparaison rapproche deux termes, le comparé et le comparant, à l’aide d’un outil de comparaison (comme, semblable à, tel que, de même que …).

– Exemple :

L’avion tel un oiseau d’acier. Le cheval est rapide comme l’éclair.

• La métaphore

La métaphore rapproche deux termes de façon implicite et imagée. Contrairement à la comparaison, elle n’utilise pas d’outil de comparaison et elle ne conserve que le comparant.

– Exemple :

Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage (C.Baudelaire)

• L’allégorie

L’allégorie représente de façon concrète une idée abstraite. Elle peut se reconnaître au fait qu’elle s’écrit avec une majuscule.

– Exemple :

Cependant mon amour pour cette nation A rempli ce palais des filles de Sion, Jeunes et tendres fleurs par le sort agitées, Sous un ciel étranger comme moi transplantées. (J.RACINE)

• La personnification

La personnification accorde des caractéristiques humaines à un animal ou à un objet.

– Exemple :

Le soleil aussi attendait Chloé, mais lui pouvait s’amuser à faire des ombres. (B.VIAN)

• La réification

La réification réduit un être humain à un objet, à un outil. Elle le déshumanise en le réduisant à une chose.

– Exemple :

Je vis un pauvre saltimbanque, voûté, caduc, décrépit, une ruine d’homme. ( C.BAUDELAIRE)

• L’animalisation

L’animalisation donne des caractéristiques animales, mais à un être humain.

– Exemple :

C’est une brebis galeuse.

LES FIGURES DE SUBSTITUTION

• La méthionine

La méthionine substitue un mot par un autre avec lequel il entretient un rapport logique, comme le contenu et le contenant, un créateur et ses créations.

– Exemple :

J’ai vu le dernier Spielberg : j’ai vu le dernier film de Spielberg.

As-tu lu ce Zola : as-tu lu ce roman de Zola.

Il a bu un verre : il a bu le contenu d’un verre.

• La synecdoque

La synecdoque est une forme de méthionine. Elle désigne un ensemble, un tout, par une partie de cet ensemble, de ce tout.

– Exemple :

Je vois des voiles à l’horizon. Voiles : bateau.

Ils ont croisé le fer. Fer : épée.

Il a trouvé un toit pour la nuit. Toit : maison ou abri

• La périphrase

La périphrase consiste à remplacer un mot par une expression plus compliquée qui souvent le définit de façon imagée.

– Exemple :

Le pays du soleil levant : le Japon

Le miroir de l’âme : les yeux

La langue de Molière : le français

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